la devaluation fait encore du tort a l afrique

Depuis l’arrivée de mondialisation, nous nous sommes demandé en Afrique quelle serait notre part de gain. Après nous avoir réduits de moitié notre capacité d’achat en 1994 on nous demande d’exporter absolument car l’heure est à la concurrence internationale, à l’affirmation sur les marchés internationaux : des produits moins chers faciliteraient les exportations selon les raisons avancés par le ministère français des finances de l’époque par l’intermédiaire de la BDF et le TPF.

L’une des facettes non prévu de ces décisions pourrait constituer un atout pour «l’Afrique-Française ».

En effet, l’esprit critique nous amène à penser que les conséquences de cette dévaluation qui a d’ailleurs favorisé la notion de «politique d’Euro-fort » bénéfique pour certains Etats «dévalués », à par ricochet favorisé la création d’un CFA-fort bien que dévalué du fait de la parité liée.

Un euro fort signifie que le pouvoir d’achat des entreprises de la zone euro est forte à l’extérieure de la zone. Les importations sont moins chères, mais les exportations coûtent chères. Dans ces conditions, pour pouvoir garder leurs partenaires commerciaux hors zone euro, les entreprises de la zone baissent les prix de leur produits (la baisse des coûts des importations leur permet de rester compétitives).

Aujourd’hui, le FCFA est arrimé à l’Euro, ce qui signifie que le Franc Cfa devient aussi fort. Car tout échange hors zone CFA, doit d’abord passer par une conversion de la devise en euro, puis en cfa (cours croisés qui est utilisée). Par exemple, si un américain veut venir au Congo pour avoir les Cfa nécessaires pour effectuer ses dépenses au Congo, il va d’abord échanger les dollars en Euro, puis les euros en FCFA. Ce qui veut dire que si le Taux de change euro/dollar varie, la quantité de CFA nécessaire pour l’américain varie. Donc le Cfa n’est stable que vis-à-vis de la zone euro.

Ce qui signifie que dans ce contexte d’euro fort et donc de FCFA fort, les produits de la zone CFA seront moins compétitifs à l’exportation (leurs exportations coûteront chères que les autres qui exportent les mêmes produits).

Voilà pourquoi la dévaluation de 94 a été une bourde réfléchie mono sensu à l’avantage de la métropole. Elle multiplie par 4 les efforts consentis par les pays et pour des résultats dérisoires. Mais parallèlement elle ouvre les portes aux entrepreneurs Français qui trouvent un terrain facile a conquérir.

 

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